ARTHUR DELPHES

Le 12 Février, le Downtown reçoit notre Arty Collectif.

Chez GIL, tu le sais, on n’envisage aucun événement musical sans s’en prendre à tous tes sens : une soirée, une expo.

On aime toujours autant nos artistes locaux, et il y avait déjà un petit moment qu’on suivait le travail d’Arthur Delphes… présentations :

« Entre le tir au fusil et la photographie, c’est presque une histoire d’amour. Ou de haine, tout dépend du point de vue. Qu’on y songe: viseur, viser, shooter, tirer, armer, charger, recharger, mire, affût… Les deux pratiques partagent tant d’expressions qu’il n’est pas besoin de s’étendre sur leur trouble ressemblance. Sauf que nous, notre kalash, c’est notre Nikon ».
Il a à peine vingt ans, pratique la photo depuis un peu moins d’un an, et a déjà le point de vue d’un grand ; dans tous les sens du terme.
Arthur Delphes travaille autant l’argentique que le numérique. Il travaille en noir et blanc, et il travaille l’instant, l’instantané. Certains de ses clichés peuvent être vécus comme de l’engagé, mais il est encore trop tôt pour en tirer une telle conclusion. Ce qui passionne ce doué du cliché, c’est ce qu’il se passe à travers son objectif. C’est de lancer le déclencheur et d’être tenu par le suspens du rendu, lorsqu’il est armé de son argentique. Il a le don de transformer un instant de vie presque banal, en moment capturé où tout a pu se passer, avant, pendant et après.
Lorsqu’il travaille le numérique, il retraite ses photo -à l’inverse des argentiques- pour en faire des créations au sens le plus vrai du terme.
Arthur Delphes est loin d’être un amateur de la photographie. Sur les murs du Downtown, dès le Jeudi 12 Février, ce sera la sincérité d’un jeune homme talentueux, que vous verrez affichée. Ce sera fort, parfois flou, souvent juste, en relevant le défi complexe, de faire d’un cliché réaliste, une proposition onirique.
http://delphes-photographie.tumblr.com/
Possibilité d’achats. Vernissage en présence de l’artiste.

L’expo durera un mois. Le jeudi qui suit, le 19 Février, retrouvez GIL, toujours au Downtown pour la « TECH THIS » : on se lâche sur la déco ! Pour une soirée Techno avec des créateurs de sensations musicales, comptez sur nous pour pousser les murs : on vous embarque le plus loin possible, pour une session auditive audacieuse des djs des collectifs Leetechi, Lost In Darkness, Sauvage et Callote, des images troublantes et un espace investit par notre GIL touch, agrémentée, encore, des tableaux d’Arthur Delphes !

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PEARLS NEGRAS

C’est bon ? Tout est le monde est opé, dans son canapé, smartphone à la main pour commenter chaque action du match ?
‪#‎Brazil‬ ‪#‎CDM‬ ‪#‎worldcup‬‪#‎worldcup2014‬ ‪#‎NEDvsARG‬ ‪#‎NEDARG‬

La GIL Team n’est pas là pour vous parler foot, mais, comme d’hab’, parlons culture !

Il s’en passe, des choses, en ce moment, à Rio, on n’aura pas pu passer à côté… mais il y a aussi pas mal de chillance dans les alentours ! Focus sur trois rappeuses de Vidigal ; favela située au Nord de Copabana, et d’Ipanema.
Ces trois meufs, ce sont les Pearls Negras.
Elles ont 16 ans à peine, et déjà un talent monstre -et, sont, soit dit en passant, folles d’audace.

Quand tu es originaire de ces quartiers, tu beignes dans la culture ; la vraie, la populaire. Celle qui fait grandir vite, celle qui rassemble et qui se porte parole de tout un peuple. Pour le Brésil, et les Pearls Negras, c’est le Baile Funk (parmi tant d’autres pratiques artistiques, à vrai dire) qui l’emporte.
Le Baile Funk, ça date des 70s. C’est arrivé dans les favelas, dans les années 70, grâce à la radio. Dérivé du Miami Bass, les brésiliens se le sont appropriés, et, aujourd’hui, le Baile Funk (ou Funk Carioca, ou simplement Funk -mais celui-là n’a rien à voir avec le funk que l’on connaît et que l’on aime, par chez nous !), regroupe la population tous les weekends, des heures durant… même si c’est relativement déconseillé par les forces de l’ordre, disons.
C’est clairement une musique de ghettos ; mixant avec violence un parti-pris probant pour un certain gang, à la sensibilité artistique évidente. Le tout, dans des sons où le sexe est exhibé, des revendications politiques et sociales sont fièrement transmises, et où les hanches de n’importe quelle personne se doivent de groover en rythme.
Elles sont, donc, obligatoirement influencées par le Baile Funk [autre fameux exemple : DIPLO // http://www.youtube.com/watch?v=-X6qF7sF9eo&hd=1], mais pas que.
Leurs exemples féminins ? M.I.A, et Nicki Minaj. C’en dit long sur la culture éclectique de ces trois tueuses.
Inspirées par leur quotidien, attirées par tout ce qui brille, souvent mal reçues par leur entourage (bien qu’elles commencent à être tolérées sinon très appréciées) à cause de la musique qu’elles aiment et qu’elles pratiquent… ça, c’est de la meuf so 2014.

A la GIL Team, on adore, on soutient, on a même un peu envie d’être aussi folles qu’elles…

Pour ceux qui parlent le portugais des quartiers (commun, évidemment), voilà un cool reportage sur les favelas brésiliennes, et ce qu’il s’y passe à travers le Baile Funk : http://vimeo.com/47167578
Pour ceux qui veulent un reportage en images, Libération a sorti ce petit article en Juin : http://www.liberation.fr/photographie/2014/06/02/derniers-baile-funk-a-rio_1031930?photo_id=649707
Ou un reportage de Konbini : http://www.konbini.com/fr/entertainment-2/pearls-negras-rencontre-rappeuses-favelas-bresiliennes/

.ENJOY.
P-s : viva Argentina !
‪#‎pearlsnegras‬ ‪#‎rapgenius‬ ‪#‎girls‬ ‪#‎gang‬ ‪#‎vidigal‬ ‪#‎underground‬ ‪#‎bailefunk‬‪#‎bravo‬

RETRO X

En ce dimanche chaud et pluvieux, la GIL Team a envie de vous parler d’un rappeur toulousain prometteur : RETRO X. On aurait pu se « contenter » de vous proposer un de ses clips, dans la GIL Playlist, mais on le sent beaucoup trop méritant pour ne pas aller plus loin. 10535804_760096527344648_1343563189_o

  RETRO, c’est un jeune toulousain de vingt ans -originaire du Congo, qui pose ses rimes sur des instru toujours recherchés, dans le but de faire durer le rap old school US… d’où son blaze d’artiste : RETRO X. En mode Poetic Gangsta. C’est maintenant qu’il faut monter le son en écoutant « Fusée Lunaire » [clip by Nezis FLZ]… http://www.youtube.com/watch?v=cLCpwjRdVQk La culture hip hop, il l’a dans la peau, étant donné qu’il a pratiqué la street dance depuis son plus jeune âge dans les banlieues de Paname, où il a grandi. La vie l’a fait atterrir à Toulouse, où il évolue en tant que leader du très attachant FLYZUP gang. Tranquille, que personne ne panique en lisant « gang » ; et remplaçons ce mot par collectif. Collectif street et artistique. RETRO, clairement influencé par le rap américain et le jazz, est un jeune artiste à suivre de très près de par sa façon d’être, sans aucun doute, un porte-parole du vrai bon rap français. En mode Rap Jazz Old School.

Avec sa voix suave et candide, RETRO pose ses mesures et ses idéaux franchement bien pensés.

On vous laisse découvrir « Cuba 1970 » [clip by Nezis FLZ] :

  En plus de son activité de rappeur, RETRO X, avec son FLZ gang, est créateur de mode chez CAPITOL. Du prêt-à-porter luxe et streewear que chez GIL, on valide, parce que c’est comme ça qu’on interprète la mode.

Sa chaîne Youtube ICI , et sa page fan LA. + FOLLOWHIM +

Keep it up. With love.

« Le sens du toucher », J.C Mbotti Malolo

Jean-Charles Mbotti Malolo a, certes, un nom long comme le bras, mais surtout une vision bien particulière de l’amour. Il a aussi du talent en tant que jeune réalisateur, et des distinctions pour récompenser son travail (meilleur film du festival d’Hiroshima, Prix Arte au festival international d’Annecy, …).

Le choix de la GIL Team s’est porté sur le court-métrage « Le Sens du Toucher », qui raconte l’histoire douce mais triste de deux sourds-muets qui s’aiment mais n’osent pas se le dire, à cause du caractère sombre et timide de Louis, peut-être réticent à la légèreté candide de Chloé…
http://www.arte.tv/guide/fr/045329-000/le-sens-du-toucher?autoplay=1

Maintenant que vous avez visionné ce film d’animation, on peut vous expliquer en quoi, pour nous, c’est une vraie performance audiovisuelle. En effet, Jean-Charle Mbotti Malolo a réalisé ce film en faisant se rejoindre trois pratiques artistique : la danse -étant lui-même danseur HipHop, resté pendant dix ans dans la fat compagnie lyonnaise Stylistik-, le dessin, et l’animation.
Dans un premier temps, il a filmé deux danseurs. Ensuite, il a réinterprété chaque séquence, en dessins. Sa technique très old school donne ce caractère touchant, au delà de l’histoire, aux images de ce court-métrage. Et, de là, il a informatisé ses dessins. Le résultat, produit par la Folimage [LA FABIQUE Production], sur des airs de la chanteuse CAMILLE, est poignant, tendre, et violent.

. ENJOY . w/love

Kortlevend Doel

« Par essence éphémère »

Quand on approche de Doel, on s’attend à du silence, à ne croiser personne, à se trouver dans un décor de désolation en couleurs. C’est ce qu’on y a trouvé, en partie.

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Ce n’est qu’après avoir serpenté pendant plusieurs kilomètres dans le décor industriel de Haven, sorte de No man’s land moderne, que nous arrivons à Doel. Crachant une épaisse fumée blanche et nous barrant l’horizon, la centrale nucléaire, construite en 1970.

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A l’entrée de la ville, barricadées et vides : ce sont les premières grandes maisons, et déjà les premiers graffs. Sur le bord de la route, des barrières ont été installées, on suppose pour fermer le village aux intrus, la nuit. On s’attendait à trouver les rues désertes. Pourtant en ce samedi ensoleillé -comme quoi, tout est possible, même en Belgique !- de nombreuses voitures sont garées dans les allées de la ville. 3

Comme nous, de nombreuses personnes sont venues jouer aux touristes et photographier ce village atypique, déserté par sa population, expulsée au début des années 2000. 4

Doel a, en effet, été sacrifié pour l’expansion du port d’Anvers et aujourd’hui seulement une vingtaine de personnes y résident encore. Ces quelques habitants se battent depuis 14 ans pour rester chez eux. D’ailleurs, leurs maisons détonnent dans le paysage, les seules qui soient ouvertes, recouvertes de panneaux d’interdiction d’entrer et de caméras de surveillances. Les habitants se battent pour rester le plus longtemps possible, notamment par le biais du comité de soutien Doel2020. Il a permis la mise en place d’actions avec les habitants et des artistes locaux. L’œuvre des street artistes sur la ville a servi a à donner un autre visage aux murs détruits et aux habitations tenant encore debout.6

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Ce qui était des actes de vandalismes est devenu de l’art grâce à la participation d’artistes comme Roar ou REAB. La présence de ces artistes sert à faire exister Doel, à y faire venir du monde, à rendre ses rues vivantes. Entre vandalisme et actions artistiques, elle revêt de multiples visages, et pourtant la ville fonctionne encore, au ralenti mais quand même ; un bus, des patrouilles de police, un café ouvert pour les touristes…

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Doel est condamné, bientôt ses murs et ses œuvres, n’existeront plus. Toute œuvre de street art est par essence éphémère, vouée à disparaître un jour. Ici, ce terme prend tout son sens, la ville et les œuvres s’effaceront ensemble. Ne resteront que les photos.10437070_10204245390432350_644452585_n

Le conseil de Tralala : allez-y, tant qu’elle existe encore et montrez à tout le monde, cette ville abandonnée à la végétation et aux bombes des graffeurs. Aidez nous à la faire vivre au travers de vos photos ; envoyez-les nous les !
Béa Tralala.  // Crédits photos : REMI  BARTHELAT
 

 

KYBAH SHADE

Un dimanche de plus, et encore un artiste.

Pour la première fois depuis le lancement de la rubrique « Les Artistes du Dimanche », on s’essaie à vous présenter un musicien. Qu’on se le dise : ça va être lova, sentimental, et slam.

Toulousain, auteur, compositeur, interprète, accessible, gentil, sensible, doué… en un blaze : KYBAH SHADE
10313844_491073574326757_8810187779962005065_n Kybah Shade – Crédit : Adrian T. Ottawa | tottawa.tumblr.com

Ça fait un petit moment qu’on le suit ; qu’on avait trouvé sa fanpage, un peu par hasard. Depuis quelques semaines, il monte, il gagne, il nous touche, bref, on avait bien senti de loin l’odeur du talent, bonus voix/guitare.

Kybah Shade, ce sont des paroles. Des paroles brutes, soufflées par une voix suave. Des mélodies mélancoliques, des mots douloureux, souvent, mais toujours un ressenti qui prône sur les autres : la passion.

On le sent sincère, on le sent vivant, on l’écoute avec attention. Comme si ce qu’il avait à raconter, à travers ses créations qui entrelacent la folk au slam, devait vraiment être dit et entendu.

Disons qu’il pose des mots sur les maux que l’on a, tous, mais qu’on préfère taire.

Au-delà de ça, il donne aussi une deuxième vie à des morceaux qui ne sont pas de lui. Il les reprend avec sa vision, il tente des choses risquées… comme l’indémodable « Hymne à l’amour », d’Edith Piaf

Il reprend Julien Doré, Noir Désir, Stromae, Adèle,…
Puis, souvent, sur sa fanpage, il poste des impro. Comme ça, alors qu’on s’y attend pas.

Il a explosé les records sur le site de financement participatif MyMajorCompany. Il a fini, avec brio, en sixième place au concours Euromusiccontest. Aussi, ce qu’on aime, chez GIL, c’est qu’il souhaite rester cohérent, et en accord avec ses valeurs ; qu’il n’hésite pas à partager, avec nous, sur les réseaux. Un petit mec talentueux, de chez nous, et entier.

« Je suis désolé de devoir chanter pour pouvoir m’exprimer », dit-il… Excuse-toi surtout d’être désolé ; parce que chanter, écrire, gratter tes cordes, il y avait longtemps que personne ne l’avait si bien fait. On vous laisse avec son Soundcloud : https://soundcloud.com/kybah-shade/14-ao-t-2013-tes-o-speech [« Jesuisavectoi » | coup de coeur].

 

. STAYTUNED . Son 1er EP is coming !

Sphchrltt / Sophie Gdr

La GIL Team traîne souvent là où les artistes traînent. Notamment aux Beaux-Arts de Toulouse…

Sophie, on peut le dire, on l’a rencontrée en faisant une énième soirée pour fêter la clôture de l’été, au Saint des Seins. Ensuite, on l’a recroisée sur des sessions ride. Aujourd’hui, on admire ses créations alors qu’elle n’est qu’en première année des Beaux-Arts. Aujourd’hui, on projette de travailler ensemble.

Mais aujourd’hui, c’est surtout dimanche ; et le dimanche, chez GIL, c’est arty. On vous présente le travail de Sophie Gdr.
En la présence exclusive de Néon !

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Il aurait fallu écrire un livre pour vous montrer tous les travaux de notre baby artiste plurimedium… alors voilà la sélection de la GIL Team :

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Inspirée du film « Les Seigneurs de Dogtown », Sophie transmet un message simple. En retraçant les architectures et perspectives de certaines scènes de ce film devenu un classique, la liberté vient nous chatouiller… rider les murs, comme les Zephirs Boys, dans l’univers de Sophie Gdr : done. Puisque pour elle, les skateurs occupent les espaces urbains, tous matériaux confondus… comme peut le faire un artiste.

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En nana polyvalente et sacrément curieuse, Sophie va au delà des installations. Elle réinterprète, aussi, avec brio, le passé. Celui de sa famille, de ces personnes qui laissent des photos en souvenir, comme celles-ci :

 

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Dans les 50s, les photographes posaient leur stand dans les rues. A l’époque, la photographie était certes récurrente, mais n’en était pas moins précieuse et naturelle, à l’inverse de ce qu’elle est aujourd’hui. Le traitement des négatifs n’avaient rien à voir avec ce que la technologie a fait du traitement photo actuel. Le rapport photographe/modèle n’était pas vécu pareil, et la photographie dite amateur n’existait pas car c’était un métier de la rue, à part entière. 

Composé de trois séries différentes, mais qui se complètent et s’articulent ; cet ode au passé photographié traite les pigments, picturaux et texturuels.

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Dans la continuité de sa recherche artistique sur le passé, Sophie Gdr redonne vie aux choses passées sinon perdues, à « l’art rétro ». Techniquement, agir sur la photo, c’est pour l’approfondir et la réanimer ; sinon la réinterpréter du tout au tout : « On ne sait pas si ce sont des photos, des tableaux… Je dirai que c’est ni l’un, ni l’autre : ce sont des images du passé, dans le présent ».

Parce qu’en plus, c’est une nana cohérente, Sophie a pimpé un « Almanach aux demoiselles » ; elle n’en connaît ni la date, ni l’auteur, mais il est vieux…

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« Les livres ont perdu toute leur valeur passée, et le seul livre qui a l’air d’avoir de l’importance pour nous aujourd’hui, ce sont les chéquiers (qui sont eux-même en phase de disparaître…) ; d’où ce format. Entièrement fait à la main ! »

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« Parce que parfois, une erreur peut amener à quelque chose de chouette » : Sophie dessine, aussi. L’usage du plurimedium fait du travail de Sophie, des créations complètes, et complexes. Ici, le traitement des profondeurs et du clair/obscur est poignant et décalé…

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Il nous aurait fallu un blog entier pour parler plus amplement et précisément des travaux de Sophie, qui suent le talent et la passion. Mais, comme elle est sur tous les spots, le blog, elle l’a déjà :

http://sphchrltt.tumblr.com/

 

Crédits photo : Sophie Gaudry

 

Easy Deviance

La GIL Team a rencontré Vinz, l’artiste qui se cache derrière Easy Deviance, pour un « interview à la con« . Un barbu cultivé, qui est aussi pianiste, DJ, et producteur. Easy Polyvalence !

easydeviance Crédits image : Vincent Brongniart
1st One : Raconte-nous, ton travail, tes travaux, ta passion… ?

Je suis bassiste depuis tout jeune ; né dans une famille de musiciens. La composition en solo est venue beaucoup plus tard, puisque pendant presque 8 ans j’ai enchaîné les groupes Jazz/Rock/Funk.
Puis je me suis lancé en solo, avec la sortie d’un 1er EP : « Onirism EP », sur le label de mon ami Darius (Brain Washer Records – Tours, ). J’ai été pas mal influencé ces deux dernières années par la musique électronique anglaise et le trip hop français. Ce qui m’a valu mon premier album « Déviance Facile » sur mon propre label (Ok Corral Records).
Je suis actuellement en train de finaliser pour second album « Waste in Space » avec 10 featurings internationaux (MC, chanteurs, compositeurs) et une dizaine en solo. La sortie se fera également sur Ok Corral Records dans le milieu de l’année avec une tournée de mon premier live  qui suivra. 

>> EASY SOUNDCLOUD <<

 

 

2nd : même si tout le monde s’en fout, c’est quoi le plat préféré d’un artiste comme toi ?

Je dirai que celui qui est le plus classique est la pizza (ou même les barbeucs pour les festochs.)

onirismep« Onirism EP » – Crédits : Easy Deviance

3rd : que penses-tu de David Guetta ? 

Je n’aime clairement pas sa musique et il y a rien de bon à  y prendre. Par contre je trouve que c’est un excellent businessman. Il serait un excellent label manager, s’il ne faisait que ça…

4th : entre perdre l’ouïe définitivement, ou écouter Lady Gaga continuellement, mais garder l’audition, que préfères-tu ?

Beethoven était sourd.

5th : CAP OU PAS CAP DE MIXER POUR UNE GIL NIGHT ?

Carrément cap…ca serait avec plaisir, je n’ai jamais joué à Toulouse encore !

On note sur un Post-It la dernière réponse… en attendant, on vous laisse mater sa dernière créa :

 

ENJOY ! Followhim : facebook / soundcloud / twitter 

 

Bisous électroniques.

MARTΔ PATIE

Sentiments transcendants en noir et blanc.

Jeune artiste, Marta Patie a un talent tout simplement incontestable. Son travail de la lumière et des clairs obscurs, sa technique du dotwork (dessiner point par point) et ce mélange d’ambiances rock mais bohème, tortueuse mais pure, dérangeante mais juste, font la Marta Patie touch. Et chez GIL, on signe.


Photo 18-03-2014 23 12 55 Marta ne pratique pas que le dessin et la photo ; elle en repousse ses limites : sans formation artistique – seulement avec du talent, donc !-, elle tatoue, elle peint des corps, elle use des crayons à pap’, elle photographie pour courber, triturer et distordre la réalité… Marta Patie, c’est la traduction du quotidien d’une génération un peu paumée, en chrome et noir. On lit dans son travail, un besoin de s’échapper. Aux puristes, on répondra que chez GIL, on considère l’art exactement comme Marta Patie : un exutoire.   Photo 18-03-2014 23 11 29 Malgré ses vingt ans à peine, on sent déjà dans ses créations oniriques, une évolution et une ligne conductrice. Notre baby artiste préférée, laisse parler ce qu’elle n’a pas réussi à dire, à travers ses illustration’s escape. Elle aborde deux grands thèmes : l’interprétation, et la féminité. Le résultat laisse sans voix. Ses performances sont authentiques et poignantes. Il n’y a rien à ajouter, aucune interprétation à donner. Du Marta Patie, c’est comme de la poésie : ça se vit.

Tout son travail ici : http://martapatie.tumblr.com || https://facebook.com/martapatie.

Attendez-vous à la voir partout, parce qu’en plus d’être à la direction artistique du GIL Art Concept, à travers les créations de Marta, notre première expérience artketing. Elle va être là où vous nous attendez le moins, stay tuned bande de Biches.

 

Crédits : Marta Patie

Edouard De Pazzi

En surfant sur le web, on tombe sur de vraies perles. L’inspiration n’ayant pas voulu se pointer à  la GIL House en ce lendemain de soirée, on a été obligées de se servir sur Internet…

Aujourd’hui, on a découvert le travail d’Edouard de Pazzi, un parisien aux origines italiennes.

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Inutile de préciser qu’il photographie à l’argentique : la lumière, le grain, et la notion intemporelle -sûrement appuyée par le choix du noir et blanc- en sont des éléments probants. Il y a un côté « vintage » dans ses photographies ; à prendre avec des pincettes, rien à voir avec le retour du rétro so trendy, de part deux thèmes : le nu, et la dualité. Ce thème, du nu, est un inépuisable. De fait, il traite à travers la nudité, la dualité : le montré/caché, le clair/obscur, le suggéré/dénudé, …

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Certains clichés montrent l’intimité dans sa définition la plus pure, mais ce n’est jamais cru, ou indécent pour autant. Ce n’est pas sexy et censuré, c’est sexuel et sensuel. En tant que spectateur, on sent d’ici la relation simple et pleine de confiance qu’Edouard de Pazzi crée avec ses modèles.

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crédits photo : Edouard De Pazzi

Notre modeste et endimanchée analyse ne vous aura sûrement pas assez dit sur le talent de ce photographe ; il ne vous reste plus qu’à aller voir son travail, ici : http://edepazzi.com/